L'amitié
L'amitié
Laisse-moi te tendre les mains,
Remplies de songes,
Dans leur paume crevassée,
Y germent des fleurs de rêve.
Les pousses y prennent racine,
Voilà qu'ils fleurissent comme l'amitié.
Tout autour de la planète fragile,
Leur parfum transporte l'été,
Et sème dans les cœurs la gaieté.
Laisse-moi te tendre les mains,
Remplies des odeurs de la Terre ;
De celles qui s'exhalent,
Des jardins odoriférants,
Où l'on entend les voix grêles,
Des enfants qui crient,
Dans une joie pure et frêle ;
Qui jacassent comme des pies.
Ils nous inondent d'allégresse,
Ils nous ramènent à notre jeunesse,
Que les écorchures de l'existence,
Nous on fait souvent effacer,
En nous dépouillant de notre naïveté.
Laisse-moi te tendre les mains,
Remplies de compassion,
Que celles-ci te fassent oublier,
Le côté sombre de l'âme.
Jadis les traits étirés,
Par les espoirs trahis et trompés,
Fantômes meurtris,
Des amours confinés,
Qui hantent nos vies.
Laisse-moi te tendre les mains,
Te rendre l'amitié
Celle que tu réclames ;
Pour que tu puisses, sur les dunes stériles
Que le soleil ardent brûle et roussit,
Faire jaillir des gerbes fleuries ;
Celles de l'affection,
Qu'éprouvent l'un pour l'autre les amis
Ceux qui se réconfortent
Et qu'aucun automne n'emporte .
Écris le 27/07/2008 par Martine Magoni Masset
L'amitié de Voicileure le 02/08/2008
C'est le soleil qui luit quand il pleut dans ton âme
Et la main qui s'étend quand tout devient infâme,
C'est le regard posé sur ton chagrin à toi
Le sourire en ton cœur après le désarroi.
Cest cette infinie chose au fond de nous blottie
Qui fait le cœur Joyeux quand la joie est partie,
Et qui grandit dedans faisant un paradis
Du plus petit recoin, chaumière ou bien taudis.
Dans l'âme reposé, reste une braisé infinie
Un souffle et l'étincelle, de nouveau la ranime,
Comme fait l'amitié au cœur qui la semblait mort,
Balayant la tristesse pour lui redonner corps.
Voicileure